Château de Montségur

Le 28 avril 1242 deux inquiiteurs qui passent la nuit à Avignon sont massacrés par des chevaliers faydits descendus, dans cette intention, de Montségur. La réaction des croisés sera immédiate mais elle se heurtera à une solide résistance. Le siège va durer 9 mois et devient vite un échec pour les troupes royales. . Il est en effet impossible d'isoler la citadelle car des audacieux réussissent à se glisser et apporter des nouvelles de l'extérieur. La garnison ne comprend que 340 personnes autour de Pierre-Roger de Mirepoix et Raymond de Péreille qui bénéficient de l'appui des populations voisines qui les approvisionnent depuis Péreille ou Fanjeau alors que les troupes royales comptent plusieurs milliers d'hommes. Ce seront finalement des gascons qui réussiront à prendre pied sur la montagne par une escalade nocturne, et à y établir un poste de guet rapproché. Un habile ingénieur, l'évêque d'Albi réussira à y installer une pierrière qui accablera les assiégés. Montségur se décide à capituler après avoir obtenu un sursis de 15 jours pour permettre à chacun de réfléchir et d'abjurer sa foi cathare. C'est pendant ce sursis que trois ou quatre parfaits s'échapperont avec le trésor qui n'a jamais été localisé. Le 1er mars 1244, Pierre-Roger de Mirepoix se rend et négocie sa reddition. Il demande la vie libre pour les laïcs mais livre les parfaits qui eurent à choisir entre le bûcher et l'abjuration. Aux 500 personnes qui y résident encore, on demandera de renier leur foi nouvelle. Les 210 à 215 parfaits qui refuseront de renier leur foi meurent sur un gigantesque bûcher. En 1245, le nouveau seigneur de Mirepoix, Guy de Lévis s'installe dans la place et promet fidélité au roi.

Montségur est édifié à 1207 m d'altitude, sur un éperon rocheux appelé le "pog". On accède à la forteresse par une porte au sud à l'issue d'un sentier escarpé, qui passe à proximité de la stèle élevée en 1960 "aux martyrs du pur amour chrétien" (photo 1). La forteresse, de plan pentagonal, épouse le sommet. On y accède par une porte au sud. Au pied du donjon, côté nord-ouest, s'étagent les vestiges du "village cathare" qui font encore aujourd'hui l'objet de fouilles. Le donjon, présente encore sa citerne et sa salle basse, ainsi qu'une archère, dernier instrument de défense du donjon en cas de siège réussi du château. Au moment du solstice d'été, quatre archères laissent passer les premiers rayons du soleil, traversant de part en part le donjon.

Plan du château

1 2 3
4 5 6

Photo 1 : Stèle dédiée aux "martyrs du pur amour chrétien".
Photo 2 : Vue d'ensemble.
Photos 3, 4 et 5 : Vues extérieures de la muraille.
Photo 6 : Cour intérieure vue du haut du mur du bouclier. Au fond le donjon.